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AGENTS ANTICANCÉREUX: Des lésions cervicales récurrentes

TraitementSida 128 - 2002 juillet ; Volume 14 Issue 5

Hosein SR click here for english language version of article

Les femmes séropositives courent un risque accru de présenter des lésions anormales du col utérin (comparativement aux femmes séronégatives). Ces lésions sont causées par le virus du papillome humain (VPH), lequel se transmet par voie sexuelle. Dans certains cas, les lésions régressent ou rapetissent sans traitement. Dans d'autres cas, cependant, les lésions peuvent devenir cancéreuses. Pour cette raison, des tests Pap et des examens gynécologiques réguliers doivent faire partie intégrante des soins prodigués aux femmes vivant avec le VIH.

Les lésions anormales du col utérin peuvent être éliminées de plusieurs manières, dont :

Ces traitements sont généralement efficaces, mais les lésions risquent malheureusement de réapparaître. Des chercheurs à Fort Worth, au Texas, ont mené une étude pour comparer les taux de récidive entre les femmes séropositives et les femmes séronégatives. Ils ont constaté des taux de récidive beaucoup plus élevés chez celles-là que chez celles-ci.

Détails de l'étude

Les chercheurs ont évalué les dossiers médicaux de 43 femmes séropositives et de 103 femmes séronégatives chez qui on avait diagnostiqué des lésions cervicales anormales. Des femmes atteintes de cancer ou qui avaient déjà subi une hystérectomie n'ont pas été admises à cette étude. Tous les sujets chez qui on avait décelé des lésions cervicales anormales (soit par test Pap soit par biopsie) avaient subi un premier traitement au laser, à l'azote liquide ou une chirurgie. La recours à d'autres interventions, telles qu'une hystérectomie ou une chirurgie « à la lame froide », a été réservé aux cas où un traitement moins invasif avait échoué.

Sur les 43 femmes séropositives, 40 suivaient une multithérapie antirétrovirale, et leur numération de CD4+ moyenne était de 340 cellules. La charge virale de 30 sujets était notée dans leur dossier médical. Chez 19 sujets, la charge virale moyenne s'élevait à environ 19 000 copies, alors que chez les autres elle se situait à moins de 500 copies. Des données ont été recueillies entre janvier 1996 et décembre 2000. Toutes les femmes ont été suivies pendant au moins deux ans.

Résultats

De façon générale, le taux de récidive des lésions cervicales était presque quatre fois plus élevé chez les femmes séropositives que chez les femmes séronégatives et ce, peu importe le traitement utilisé. Chez six femmes séropositives, une hystérectomie a été pratiquée en raison de lésions cervicales récurrentes. Chez trois de ces femmes, des cellules précancéreuses s'étaient propagées dans le vagin. Aucune femme n'est décédée au cours de cette étude.

Les chercheurs ont constaté un taux de récidive plus élevé chez les femmes ayant moins de 200 cellules CD4+ comparativement aux femmes ayant plus de 200 CD4+.

Cette étude souligne la nécessité d'un suivi gynécologique régulier pour les femmes séropositives. Elle révèle également la nécessité de traitements susceptibles d'améliorer la réponse immunitaire face aux tumeurs.

RÉFÉRENCES

1. Tate DR and Anderson RJ. Recrudescence of cervical dysplasia among women who are infected with the human immunodeficiency virus: a case-control analysis. American Journal of Obstetrics and Gynecology 2002;186:880-882.

2. Baldwin P and Sterling J. HIV-1 infection and intraepithelial neoplasia of lower genital tract. Lancet 2002;359:2040.

20020710
CATF12805


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