
À l'heure actuelle, il existe sur le marché trois inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase (INNTI) inverse, à savoir :
Des trois médicaments ci-dessus nommés, l'efavirez et la névirapine sont les plus couramment utilisés. Cependant, l'intérêt pour la delavirdine à titre de stimulant possible des taux d'IP (inhibiteurs de la protéase) va en croissant parce qu'elle a la faculté de bloquer l'activité des enzymes hépatiques responsables de la dégradation des IP.
Des chercheurs en Colombie-Britannique ont évalué l'effet de la substitution de la delavirdine à l'efavirenz ou à la névirapine ou tout simplement de l'ajout de la delavirdine à un régime préexistant comportant des IP. Leur objectif principal consistait à évaluer l'impact de la delavirdine sur les taux d'IP dans le sang.
Les chercheurs ont fait état des résultats obtenus auprès de 15 sujets masculins dont le traitement précédent avait perdu son efficacité. Tous les sujets ont reçu Kaletra (lopinavir/ritonavir) deux fois par jour avec ou sans les IP suivants :
Tous les sujets ont également reçu des analogues nucléosidiques ainsi que de la delavirdine à raison de 600 mg deux fois par jour. Les techniciens ont réalisé des analyses sanguines approfondies.
Un total de six sujets ont quitté l'étude en raison d'effets secondaires attribués à la delavirdine, notamment des diarrhées et des nausées. De façon générale, le fait de changer la névirapine ou l'efavirenz pour la delavirdine a donné lieu à une augmentation des taux d'amprénavir, de lopinavir, de ritonavir et de saquinavir. Chez les sujets qui n'avaient pas récemment utilisé un autre INNTI, l'ajout de la delavirdine au régime en cours n'a pas fait augmenter les taux d'IP de façon régulière.
Bien que conçu pour évaluer les fluctuations des taux médicamenteux dans le sang, ce genre d'étude illustre la complexité des régimes thérapeutiques que doivent suivre certaines PVVIH/sida pour supprimer leur charge virale et maintenir ou accroître leur numération des CD4+. Des études plus poussées sont nécessaires pour déterminer les toxicités et les bienfaits à long terme de ces traitements.
RÉFÉRENCE
1. Harris M, Alexander C, Ting L, et al. Delavirdine effects on exposure to ritonavir-boosted protease inhibitors. 3rd International Workshop on Clinical Pharmacology of HIV Therapy, 11-13 April 2002, Washington D.C. Poster 7.15.
20020523
CATF12701
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