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TraitementSida : EFFECTS SECONDAIRES: Toxicité hépatique – comparaison efavirenz et névirapine


TraitementSida 125 - 2002 févier ; Volume 14 Issue 2

Hosein SR click here for english language version of article

Le recours à la multithérapie antirétrovirale fortement active a grandement réduit les taux de mortalité attribuable au sida en Amérique du Nord, en Europe de l'Ouest et en Australie. N'empêche que les malades sous multithérapie peuvent éprouver tout un éventail d'effets secondaires, incluant, à divers degrés, des dommages au foie. Effectivement, entre 6 % et 30 % des PVVIH/sida peuvent présenter des taux sanguins accrus d'enzymes hépatiques, ce qui peut indiquer des dommages au foie, lorsqu'ils ont entrepris la multithérapie. Ce problème survient parce que les médicaments utilisés en multithérapie affectent souvent le foie et en perturbent le fonctionnement.

Il est possible que certains médicaments utilisés en multithérapie soient plus dommageables pour le foie que d'autres. Pour commencer à étudier cette question, des chercheurs à Baltimore (Maryland) ont comparé l'effet sur le foie de deux agents anti-VIH d'emploi courant, soit l'analogue non nucléosidique (non-nucléoside) efavirenz (Sustiva, Stocrin) et la névirapine (Viramune).

Détails de l'étude

De 1996 à 2001, les chercheurs ont inscrit à l'étude 568 sujets séropositifs qui prenaient une association de médicaments anti-VIH comprenant la névirapine (256 sujets) ou l'efavirenz (312 sujets). Voici le profil des sujets :

Les chercheurs ont réparti les sujets en deux groupes selon les médicaments utilisés — névirapine ou efavirenz — et les ont suivis pendant en moyenne 10 mois.

Taux d'enzymes hépatiques

Avant que commence l'administration des médicaments étudiés, les chercheurs ont constaté qu'en général, il n'y avait aucune différence dans les taux d'enzymes hépatiques des deux groupes. Cependant, les sujets co-infectés au virus de l'hépatite C (VHC) enregistraient des taux d'enzymes hépatiques significativement plus élevés que les sujets qui n'étaient pas co-infectés au VHC.

Résultats

Après l'admission des sujets à l'étude et le début de leur multithérapie, les taux sanguins d'enzymes hépatiques sont restés près de la normale dans les proportions suivantes de sujets de chaque groupe :

Cette différence était statistiquement significative, c'est-à-dire non attribuable au hasard seulement.

Les chercheurs ont détecté une grave toxicité hépatique — qu'ils ont définie comme un taux d'enzymes hépatiques dépassant de 3,5 fois la limite normale supérieure — chez des proportions suivantes de sujets :

Il s'agit également d'une différence significative.

Hépatite C

Les chercheurs ont constaté qu'une grave toxicité hépatique n'était pas communément détectée chez les sujets co-infectés au VHC qui prenaient de la névirapine ou de l'efavirenz en association avec un inhibiteur de la protéase.

Hypersensibilité à la névirapine

Dans une très faible proportion d'utilisateurs de névirapine, il peut se produire une réaction d'hypersensibilité (fièvre, rash). Dans cette étude, une réaction d'hypersensibilité a été observée chez un seul sujet de sexe masculin qui utilisait la névirapine.

Facteurs non reliés

Les chercheurs ont déterminé que les facteurs suivants n'étaient pas reliés aux graves dommages au foie :

Décès causés par des complications découlant des dommages au foie

Trois sujets atteints du VHC qui avaient reçu de la névirapine et des inhibiteurs de la protéase ont dû être hospitalisés en raison de complications découlant de dommages au foie. Deux d'entre eux sont décédés. Parmi les sujets atteints du VHC qui ont pris l'efavirenz et des inhibiteurs de la protéase, un sujet a été hospitalisé et est par la suite décédé en raison de complications découlant de dommages au foie. Dans l'ensemble, les décès sont survenus dans les proportions suivantes de sujets de chaque groupe :

Points clés

RÉFÉRENCE

Sulkowski MS, Thomas DL, Mehta SH, et al. Hepatotoxicity associated with nevirapine or efavirenz-containing antiretroviral therapy: role of hepatitis C and B infections. Hepatology 2002;35:182-189.

20020210
CATF12501


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