
Le recours à la multithérapie antirétrovirale fortement active a contribué à réduire le nombre de complications liées au sida en Amérique du Nord et en Europe. Cependant, les patients sous multithérapie peuvent éprouver une gamme d'effets secondaires, y compris les suivants (qualifiés collectivement de syndrome de lipodystrophie) :
Les efforts pour comprendre l'origine de ces effets secondaires sont entravés par le fait que les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH/sida) suivent souvent une multithérapie comportant des médicaments appartenant à au moins deux des catégories suivantes :
Il est possible que les PVVIH/sida co-infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) utilisent également de l'interféron alpha et le nucléoside anti-VHC ribavirine (Virazole).
Malgré la complexité des thérapies, des chercheurs partout au monde commencent à se faire une idée de ce qui cause les effets secondaires des médicaments. Nous résumons ci-dessous quelques explications possibles.
Les nucléosides peuvent endommager les mitochondries (Mt), soit les parties des cellules responsables de la production d'énergie. Au fil du temps, l'exposition continue aux nucléosides fait en sorte que les Mt se mettent à mal fonctionner et à diminuer en nombre. Cela finit par priver la cellule de l'énergie dont elle a besoin pour bien fonctionner. Les cellules qui éprouvent ce genre de déficit énergétique fonctionnent mal et risquent de mourir. De fait, l'endommagement des Mt risque d'entraîner une gamme d'effets nuisibles, dont les suivants :
Avant que la lipodystrophie ne soit devenue un problème courant chez les PVVIH/sida, on avait observé des dommages aux Mt chez des personnes séronégatives, notamment celles atteintes de troubles neurologiques. Dans de tels cas, les médecins avaient recours aux substances suivantes pour soigner les Mt endommagées :
Il semble que l'usage d'un autre groupe de médicaments anti-VIH appelés inhibiteurs de la protéase (IP) accroisse le risque de diabète de type 2 et, possiblement, de maladie coronarienne en augmentant les niveaux de matières grasses dans le sang. En ce qui concerne le syndrome de lipodystrophie, le rôle joué par les non-nucléosides reste à élucider.
Dans la section suivante de TraitementSida 123, nous rendons compte des faits saillants du 3e International Workshop on Adverse Drug Reactions and Lipodystrophy in HIV, qui s'est déroulé du 23 au 26 octobre 2001. Notre rapport met l'accent sur les questions suivantes :
Dans le prochain numéro de TraitementSida, nous aborderons d'autres questions soulevées à la conférence, dont :
Sauf avis contraire, toutes les références ci-dessous se rapportent à la conférence sur la lipodystrophie.
RÉFÉRENCE
Spellberg B, Carroll RM, Robinson E and Brass E. mtDNA disease in the primary care setting. Archives of Internal Medicine 2001;161:2497-2500.
20011210
CATF12310
Copyright © 2001 - TreatmentUpdate. Reproduced with permission. Reproduction of this article (other than one copy for personal reference) must be cleared through the Editor, The Canadian AIDS Treatment Information Exchange, 555 Richmond St. West, Suite 505, Box 1104, Toronto, ON, M5V 3B1 • Phone: 416-203-7122 • Toll Free: 1-800-263-1638 • Fax: 416-203-8284 http://www.catie.ca