
Il se trouve à l'intérieur de toutes les cellules de l'organisme humain de petits corps appelés mitochondries (Mt) dont la forme ressemble à celle des haricots rognons. Les mitochondries fonctionnent comme de petites centrales électriques génératrices d'énergie. Pour accomplir cette fonction, elles « brûlent » du sucre et des matières grasses à l'aide de l'oxygène. Les Mt ont besoin de plusieurs nutriments pour fonctionner correctement, dont les plus importants sont les suivants :
Les Mt ne peuvent fonctionner correctement si elles n'absorbent pas assez de nutriments appropriés. De plus, les Mt risquent d'être endommagées par certains médicaments ou groupes de médicaments, y compris :
Une fois endommagées, les Mt ne fonctionnent plus comme il faut et ne peuvent donc fournir suffisamment d'énergie aux cellules. Il se produit alors une panne d'énergie qui risque d'entraîner des dysfonctions cellulaires et même la destruction des cellules. Il se peut que l'endommagement des mitochondries soit à l'origine de certains des effets secondaires éprouvés par les PVVIH/sida qui prennent des analogues nucléosidiques.
Lorsque les Mt ne fonctionnent pas correctement, elles produisent une grande quantité d'acide lactique. Lorsqu'il se trouve un surplus d'acide lactique dans le sang, un diagnostic d'acidose lactique ou d'acidémie lactique est évoqué. Les signes et les symptômes de l'acidose lactique comprennent les suivants :
Bien qu'un taux d'acide lactique anormalement élevé puisse avoir de graves conséquences pour la santé, il importe de se rappeler que les cas d'acidose lactique grave sont rares. Plusieurs études ont en effet permis de constater que moins de 1 % des PVVIH/sida présentent cette complication.
En temps normal, l'organisme parvient à réguler la quantité d'acide lactique dans le sang. Cependant, la surproduction continue d'acide lactique pourrait empêcher l'organisme de se débarrasser de cette substance. L'origine de la surproduction d'acide lactique chez les PVVIH/sida n'est pas claire. Certains chercheurs estiment que le foie et les reins, dont les Mt risquent d'être endommagées, contribuent d'ordinaire à maintenir le taux d'acide lactique à l'intérieur d'un écart sécuritaire. Chose peu surprenante, on constate une dysfonction hépatique chez de nombreuses PVVIH/sida souffrant d'acidose lactique.
Un taux élevé d'acide lactique risque de nuire à d'autres parties de l'organisme aussi. Entre autres, il peut occasionner de la fatigue musculaire. De plus, des chercheurs australiens croient que l'acidose lactique pourrait contribuer à l'amincissement et à l'affaiblissement des os.
Dans le présent numéro de TraitementSida, nous rendons compte des résultats de plusieurs études de recherche portant sur les effets secondaires des analogues nucléosidiques; nous examinons en particulier le lien entre une production excessive d'acide lactique et les problèmes osseux.
20010510
CATF11705
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