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Risque élevé de cancer anal chez certaines femmes

TreatmentUpdate 114 - 2001 janvier ; Volume 12 Issue 10

Hosein SR click here for english language version of article

Bien que le nombre de cas de cancer anal soit à la hausse aux États-Unis chez les deux sexes, cette maladie est deux fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, selon des chercheurs américains. Des chercheurs à San Francisco ont mené une étude chez des femmes séropositives et des femmes à risque d'infection par le VIH afin d'en savoir plus sur leur risque de cancer anal.

Détails de l'étude

Voici le profil des femmes qui ont participé à cette étude :

Outre les tests habituels, les médecins ont analysé des cellules prélevées dans l'anus de ces femmes. Ils ont effectué un dépistage du virus du papillome humain (VPH) – l'agent responsable du cancer du col utérin et de certaines formes de cancer anal – à l'aide de la réaction en chaîne de la polymérase (PCR). Pour mesurer le taux de VPH, les techniciens ont eu recours à la technique d'hybridation moléculaire (Hybrid Capture).

Résultats

Les analyses effectuées par les techniciens ont donné les résultats suivants :

Bien qu'il existe de nombreuses souches de VPH, certaines d'entres elles, notamment le VPH 16, sont fréquemment associées à l'apparition du cancer du col utérin et du cancer anal. Chez les femmes VIH+ qui ont participé à cette étude, le type de VPH le plus souvent décelé a été le type 16. Ce dernier était présent chez 15 % des femmes séropositives. Jusqu'à 35 % des femmes étaient infectées par un type de VPH « inconnu ».

Infections anales au VPH

Les chercheurs ont découvert un lien entre les facteurs suivants et la présence du VPH dans les échantillons de cellules anales :

Cellules anales et cervicales

Les chercheurs ont constaté les résultats suivants chez les femmes séropositives chez lesquelles ils avaient prélevé des cellules anales et cervicales :

Et chez les femmes séronégatives :

De façon générale, les types de VPH décelés dans les cellules anales étaient différentes de ceux détectés dans les cellules cervicales.

Les résultats de cette étude de relativement grande envergure viennent confirmer ceux de deux études de moins grande envergure. Selon ces dernières, le cancer anal survient fréquemment chez les femmes séropositives et les femmes à risque élevé d'infection par le VIH. De plus, des niveaux élevés de VPH ont été décelés chez les femmes séropositives qui avaient une faible numération de CD4+. Enfin, les femmes porteuses du VPH anal étaient plus susceptibles d'avoir des cellules anales anormales ou précancéreuses.

Les chercheurs n'ont pu évaluer l'impact de la multithérapie antirétrovirale sur leur aptitude à déceler le VPH. Des études plus poussées sur le VPH anal chez les femmes sont nécessaires. Étant donné que la majorité des participantes à cette étude ont nié avoir eu des rapports sexuels anaux, les chercheurs n'ont pu préciser comment le VPH est entré dans leur anus. Les résultats de cette étude laissent penser que les femmes vivant avec le VIH auraient intérêt à subir des frottis anaux réguliers en vue d'un test Pap, mais cela reste à confirmer dans le cadre d'autres études.

RÉFÉRENCES

1. Olofinlade O, Adeonigbagbe O, Gualtieri N, et al. Anal carcinoma: a 15-year retrospective analysis. Scandanavian Journal of Gastroenterology 2000 35(11):1194-1199.

2. Frisch M, Biggar RJ, Goedert JJ. Human papillomavirus-associated cancers in patients with human immunodeficiency virus infection and acquired immunodeficiency syndrome. Journal of the National Cancer Institute 2000;92(18):1500-1510.

3. Palefsky JM, Holly EA, Ralston ML, et al. Prevalence and Risk Factors for Anal Human Papillomavirus Infection in Human Immunodeficiency Virus (HIV)-Positive and High-Risk HIV-Negative Women. Journal of Infectious Diseases 2001;183(3):383-39.

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CATF11401


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