Le note: Information important dans cet article était exact en decembre 2000. La pointe du progrès a pu changer depuis la date de la publication.
On peut réduire le risque de transmission du VIH de la femme enceinte à son fœtus en suivant la démarche suivante :
Lorsque toutes ces dispositions sont prises, le risque de transmission périnatale peut passer en dessous de 1 %. En Amérique du Nord et en Europe occidentale, les femmes enceintes vivant avec le VIH ont de plus en plus recours à la multithérapie anti-VIH. L'éventuel impact de ces médicaments sur la santé du fœtus est une cause d'inquiétude autant pour les médecins que pour les mères. Afin d'éclairer cette question, des médecins en Europe occidentale ont suivi 4000 femmes enceintes séropositives et leurs enfants. Selon les chercheurs, le risque d'accouchement prématuré était deux fois plus élevé chez les femmes qui ont pris des inhibiteurs de la protéase (IP) que chez celles qui n'en ont pas pris. De plus, les femmes enceintes qui avaient moins de 200 cellules CD4+ ou qui avaient fait usage d'héroïne ou de méthadone couraient un risque élevé d'accoucher avant terme.
Les chercheurs ont recueilli des données portant sur 3 920 mères et leurs enfants. Seules 896 de ces femmes (23 %) ont suivi un traitement anti-VIH. De ces 896 femmes, 64 % ont reçu de l'AZT en monothérapie; sur les 323 femmes sous multithérapie, 41 % ont reçu de l'AZT et du ddI. L'inhibiteur de la protéase le plus couramment utilisé a été le nelfinavir (Viracept).
On n'a pas constaté de lien entre la charge virale des mères et le risque d'accouchement prématuré. Les facteurs suivants ont cependant été associés au phénomène :
Les accouchements prématurés sont survenus dans les proportions suivantes :
Le risque d'accouchement prématuré était deux fois et demie plus élevé chez les femmes qui suivaient une multithérapie comportant un IP que chez les femmes qui n'ont pas pris d'IP.
Les femmes les plus à risque d'accoucher prématurément appartenaient aux deux groupes suivants :
Les femmes qui ont commencé une multithérapie – comportant un IP ou pas – avant de tomber enceintes étaient deux fois plus susceptibles d'accoucher avant terme que les femmes qui ont amorcé une multithérapie pendant le troisième trimestre.
De façon générale, on n'a pas constaté d'insuffisance pondérale à la naissance des bébés. De plus, le type de traitement antirétroviral utilisé pendant la grossesse n'a pas eu d'effet sur le poids des nouveau-nés. Aucunes données sur les malformations congénitales ou d'autres complications n'ont été publiées par les chercheurs.
1. The European collaborative study and the Swiss mother + child HIV cohort study. AIDS 2000;14(18):2913-2920.
20001210
CATF11302
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