Le note: Information important dans cet article était exact en novembre 2000. La pointe du progrès a pu changer depuis la date de la publication.
Bien qu'il constitue un élément efficace de certains régimes anti-VIH, l'analogue nucléosidique névirapine (Viramune) est associé à plusieurs effets secondaires dont :
L'effet secondaire le plus courant de la névirapine est une éruption cutanée. Jusqu'à 17 % des personnes exposées à la névirapine présentent des éruptions cutanées. Chez environ 0,5 % d'entre elles, l'éruption est tellement grave qu'elle risque d'être mortelle. Il s'agit dans de tels cas d'une maladie appelée syndrome de Stevens-Johnson.
À force de soigner quotidiennement des personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH/sida), des médecins oeuvrant dans plusieurs centres médicaux importants aux États-Unis ont pu constater que les effets secondaires de la névirapine avaient tendance à être plus fréquents et plus graves chez les femmes que chez les hommes. Cette observation les a poussés à revoir les dossiers médicaux de leurs patients qui avaient reçu de la névirapine afin de confirmer cette tendance et, peut-être, d'en arriver à expliquer pourquoi les femmes seraient plus vulnérables aux éruptions cutanées « à la névirapine ».
Les chercheurs ont évalué les dossiers médicaux de 358 patients (27 % de femmes, 73 % d'hommes) qui avaient été exposés à la névirapine. Selon leur analyse, le risque d'éruptions cutanées graves serait sept fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes, une différence qu'ils n'arrivent pas à expliquer. L'équipe a trouvé que les personnes qui avaient plus de 200 CD4+ au moment d'amorcer le traitement à la névirapine étaient plus susceptibles de présenter une éruption grave que les personnes qui avaient moins de 200 cellules CD4+. Aucun lien significatif n'a été établi entre l'apparition d'une éruption grave et d'autres facteurs tels que la charge virale, l'âge, la race ou les interactions médicamenteuses.
La névirapine n'est pas le seul médicament qui semble provoquer de plus graves effets secondaires chez les femmes. D'autres chercheurs ont en effet trouvé que les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de présenter des réactions cutanées aux produits suivants :
Étant donné que le taux d'infection par le VIH s'accroît chez les femmes, les chercheurs affirment qu'il importe de recruter davantage de femmes pour les essais cliniques afin de déterminer si les médicaments ont des effets différents sur elles que sur les hommes.
1. Bersoff-Matcha SJ, Miller WC, Aberg JA, et al. Sex differences in nevirapine rash. Clinical Infectious Diseases 2001;32:124-129.
20001115
CATF11207
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