Le note: Information important dans cet article était exact en novembre 2000. La pointe du progrès a pu changer depuis la date de la publication.
Certaines souches du virus du papillome humain (VPH) peuvent infecter les cellules du col utérin et déclencher la croissance de cellules anormales. Dans certains cas, ces cellules deviennent précancéreuses et nombre d'entre elles risquent d'évoluer en cancer. En raison de l'état affaibli de leur système immunitaire, les femmes vivant avec le VIH sont particulièrement vulnérables aux anomalies du col utérin et au cancer du col. Pour maintenir la santé des femmes séropositives, il est essentiel d'effectuer des tests Pap et des examens gynécologiques réguliers pour déceler et surveiller l'évolution des lésions cervicales.
Les résultats d'expériences menées sur des cellules et des souris infectées par le VPH laissent entendre que la vitamine A (rétinol) et les composés ressemblant à la vitamine A ont la faculté de faire ce qui suit :
Selon certains chercheurs, la majorité des études conçues pour évaluer le taux de vitamine A chez les femmes non infectées par le VIH n'ont pas été unanimes en ce qui concerne l'existence d'un lien entre cette vitamine et l'évolution de l'infection au VPH.
Des médecins dans plusieurs villes américaines ont mené une étude d'envergure pour déterminer s'il existe un lien entre une carence en vitamine A et l'apparition de lésions anormales sur le col utérin, y compris des cellules précancéreuses. Après avoir analysé les données portant sur 1300 femmes, les chercheurs ont avancé qu'un déficit en vitamine A pourrait déclencher la croissance de cellules anormales sur le col utérin. Nous abordons la question de la supplémentation en vitamine A à la fin du prochain article.
Les chercheurs ont recueilli des données portant sur 1314 femmes séropositives et ont analysé les facteurs qui auraient pu contribuer aux événements suivants :
L'analyse des données a permis de constater que 16 % des femmes avaient un taux de vitamine A inférieur à la normale dans le sang. On a attribué ce déficit aux facteurs suivants :
Le nombre de cellules CD4+, la charge virale et la race des sujets n'ont pas été associés au déficit en vitamine A.
La présence d'un faible taux d'albumine porte à croire que ces femmes n'obtenaient pas suffisamment de protéine à partir de leurs aliments. Un déficit en albumine est souvent attribuable à de mauvaises habitudes alimentaires ou à la pauvreté. Il est donc possible que ces femmes soient carencées en d'autres nutriments aussi.
Les techniciens ont décelé des cellules anormales sur le col utérin chez 35 % des femmes. Environ 16 % d'entre elles présentaient des cellules précancéreuses qui ont été attribuées aux facteurs suivants :
Pour les chercheurs, la prochaine étape consistera à tester des suppléments de vitamine A pour déterminer s'ils ont la faculté d'empêcher la croissance de cellules anormales sur le col utérin. À forte dose, la vitamine A peut provoquer maux de tête sévères, diarrhées et vomissements et, chez les femmes enceintes, malformations congénitales. Peut-être une supplémentation en caroténoïdes mixtes - tels que l'alpha-carotène, le bêta-carotène et le lycopène - constitue-t-elle une option plus sécuritaire. Le bêta-carotène est converti en vitamine A par l'organisme suivant les besoins de ce dernier. Cette conversion est soigneusement régulée, donc elle ne provoque pas habituellement de toxicité. Comme les aliments renferment habituellement plusieurs caroténoïdes, il est sans doute souhaitable de prendre un mélange de suppléments plutôt qu'un seul. Signalons toutefois que l'innocuité des caroténoïdes à forte dose chez les femmes séropositives reste à confirmer. De plus, on a encore à résoudre quelques questions relatives à la fréquence des prises (chaque jour contre une ou deux fois par semaine).
1. Delmas M-C, Larsen C, van Bethem B, et al. Cervical squamous intraepithelial lesions in HIV-infected women: prevalence, incidence and regression. AIDS 2000;14(12):1775-1784.
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20001115
CATF11205
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