Important note: Information in this article was accurate in 2000 octobre. The state of the art may have changed since the publication date.
L'arrivée de deux médicaments pendant les années 1990, à savoir l'azithromycine et la clarithromycine, a augmenté de beaucoup la possibilité d'une suppression durable du complexe Mycobacterium avium (MAI ou MAC). Administrée à raison de 1200 mg une fois par semaine, l'azithromycine a été approuvée à titre de prophylaxie (prévention) du MAI et de quelques autres infections.
Les personnes sous multithérapie antirétrovirale bénéficient souvent d'une augmentation de leurs cellules CD4+. De plus, la faculté de leur système immunitaire à reconnaître et à combattre le MAI s'améliore sous l'effet de ces traitements. Par conséquent, plusieurs médecins offrent la possibilité d'interrompre la prophylaxie à certains de leurs patients qui répondent bien aux traitements anti-VIH.
Plus de 600 PVVIH/sida sous multithérapie ont été suivies dans le cadre d'une étude américaine d'envergure appelée ACTG 362. La moitié des sujets avaient cessé de prendre l'azithromycine. Après 16 mois, on n'a relevé que deux cas de MAI chez les sujets qui avaient abandonné la prophylaxie, ce qui représente moins de un pour cent des sujets. Les chercheurs responsables de l'étude ont conclu que l'arrêt de la prophylaxie à l'azithromycine était « sans danger » pour les PVVIH/sida dont les CD4+ ont augmenté (jusqu'à au moins 100 cellules) sous l'effet d'une multithérapie anti-VIH.
Les chercheurs ont recruté 643 sujets (13 % de femmes, 87 % d'hommes) qui, à un moment donné, avaient eu 50 cellules CD4+ ou moins. Grâce à la multithérapie, la numération de CD4+ des sujets se situait à au moins 100 cellules au moment de leur admission à l'étude. Aucun sujet n'avait reçu un diagnostic de MAI avant de participer à cet essai clinique. Voici le bilan des sujets au début de l'étude :
La moitié du groupe a reçu 1200 mg d'azithromycine par semaine et l'autre moitié, un placebo. Tous les sujets ont poursuivi leur traitement anti-VIH pendant l'étude.
Une infection à MAI est survenue chez le nombre suivant de sujets après 16 mois :
Chose étrange, les deux cas de MAI ne s'accompagnaient pas des symptômes habituels de l'infection. En fait, les chercheurs n'ont réussi à cultiver du MAI qu'à partir des échantillons prélevés sur la moelle épinière des sujets. De plus, selon les chercheurs, les patients ne leur ont signalé que des symptômes neurologiques. Aucun autre détail n'a été fourni en ce qui concerne les symptômes. Au moment du diagnostic du MAI, ces deux sujets avaient une charge virale de moins de 500 copies et des numérations de CD4+ de 306 et de 203 cellules.
Les proportions suivantes de sujets ont abandonné leur médicament (azithromycine ou placebo) en raison d'effets secondaires :
Cette différence était significative du point de vue statistique, c'est-à-dire non attribuable au hasard seulement.
Les effets secondaires suivants ont été signalés couramment pendant l'étude :
Dix-huit sujets ont présenté 19 complications liées au sida au cours de l'étude dans les proportions suivantes :
Étant donné l'envergure de cette étude, le nombre de complications liées au sida était très faible. Les chercheurs ont été étonnés de constater que le nombre de complications était significativement moindre chez les sujets sous azithromycine. Ils ont laissé entendre que des tests plus sensibles « pourraient être nécessaires afin d'identifier le rare patient qui demeure à risque [de graves complications] malgré l'augmentation de ses CD4+ ». Les chercheurs affirment néanmoins que leurs résultats appuient les recommandations américaines récemment publiées en ce qui concerne l'arrêt de la prophylaxie.
Au moins deux autres études ont permis de constater que les femmes séropositives courent un risque élevé de présenter certaines infections bactériennes. Bien que les chercheurs n'aient recruté que 82 femmes pour cette étude, 10 % d'entre elles ont présenté « une infection bactérienne ou plus » comparativement à 4 % des hommes. Les chercheurs demeurent perplexes devant cette différence.
1. Currier JS, Williams PL, Koletor SL, et al. Discontinuation of Mycobacterium avium complex prophylaxis in patients with antiretroviral therapy-induced increases in CD4+ cell counts: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Ann Intern Med 2000 Oct 3;133(7):493-503.
2.Havlir DV, Schrier RD, Torriani FJ, et al. Effect of potent antiretroviral therapy on immune responses to Mycobacterium avium in human immunodeficiency virus-infected subjects. J Infect Dis 2000 Dec;182(6):1658-63.
20001001
CATF11102
Copyright © 2000 - TreatmentUpdate. Reproduced with permission. Reproduction of this article (other than one copy for personal reference) must be cleared through the Editor, The Canadian AIDS Treatment Information Exchange, 555 Richmond St. West, Suite 505, Box 1104, Toronto, ON, M5V 3B1 • Phone: 416-203-7122 • Toll Free: 1-800-263-1638 • Fax: 416-203-8284 http://www.catie.ca.
ÆGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, Elton John AIDS Foundation, iMetrikus, Inc., the National Library of Medicine, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2000. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.
ÆGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All information contained on this website, including information relating to health conditions, products, and treatments, is for informational purposes only. It is often presented in summary or aggregate form. It is not meant to be a substitute for the advice provided by your own physician or other medical professionals. Always discuss treatment options with a doctor who specializes in treating HIV.
Copyright ©1990, 2000. ÆGiS & the Sisters of Saint Elizabeth of Hungary. All materials appearing on ÆGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of ÆGIS, or the party credited as the provider of the content.