
Puisque la résistance au traitement anti-VIH finit par augmenter, les médecins et leurs malades doivent disposer de solutions de remplacement. Il n'est pas facile d'élaborer un régime thérapeutique raisonnable pour les personnes vivant avec le VIH/sida et qui sont atteintes d'un virus résistant à un grand nombre de médicaments anti-VIH. Les médecins nomment souvent de tels régimes traitements de sauvetage ou de secours. Dans une étude, les médecins ont fait l'essai d'une association d'efavirenz, de nelfinavir et de d4T et ils ont obtenu des résultats prometteurs chez un peu plus de 50% des sujets.
Les chercheurs ont inscrit 47 sujets qui présentaient les traits suivants au début de l'étude :
Les participants à l'étude ont pris les médicaments suivants :
Résultats - charge virale et numérations CD4+
Les chercheurs ont constaté qu'il était possible de diviser les sujets dans les deux groupes suivants selon l'efficacité du traitement anti-VIH :
Les répondeurs ont continué à manifester des baisses considérables de leur charge virale (sous le point repère de 500 copies) pendant 12 mois. De plus, au 12e mois de l'étude, environ 60% des sujets répondeurs présentaient une charge virale en dessous du point repère de 50 copies. À ce moment-là, la numération CD4+ moyenne se situait à 311 cellules.
Les chercheurs se sont penchés sur les facteurs qui auraient pu expliquer la faible réponse obtenue chez les non-répondeurs. Les facteurs suivants notés au début de l'étude n'ont eu aucune incidence sur la réponse au traitement :
Le principal facteur qui a semblé influer sur la réponse au traitement était l'utilisation antérieure de médicaments anti-VIH. En particulier, il appert que les non-répondeurs avaient été exposés à un plus grand nombre des médicaments suivants que les répondeurs :
Les techniciens ont également découvert que quatre des non-répondeurs manifestaient des taux sanguins de nelfinavir trop faibles pour que ce médicament exerce une activité anti-VIH appréciable.
Au dire des chercheurs, il n'y a pas eu d'effets secondaires inattendus pendant l'étude. Certains sujets se sont plaints d'effets secondaires qui se sont habituellement produits au cours des deux premières semaines de l'étude et qui étaient sans doute attribuables à l'efavirenz. Ces symptômes comprenaient les suivants :
Deux sujets ont aussi souffert d'éruptions cutanées graves, probablement elles aussi causées par l'efavirenz, et ils ont dû interrompre leur traitement jusqu'à ce que leurs éruptions s'atténuent.
Étant donné que les sujets prenaient du nelfinavir, il n'est pas surprenant que la diarrhée se soit produite. Les médecins ont prescrit Imodium (lopéramide) et d'autres médicaments pour aider les sujets à maîtriser cette complication. Seulement trois sujets ont éprouvé les graves effets secondaires gastrointestinaux suivants :
Deux sujets qui étaient aussi infectés par les virus de l'hépatite B et C ont manifesté une poussée de ces infections au cours des quatre premiers mois du traitement. Les infections se sont résorbées lorsqu'ils ont cessé de suivre le régime médicamenteux administré aux fins de l'étude.
1. Seminari E, Maggiolo F, Villani P, et al. Efavirenz, nelfinavir and stavudine rescue combination traitement in HIV-1 positive patients heavily pre-treated with nucleoside analogues and protease inhibitors. Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes 1999;22(5):453-460.
20000301
CATF10603
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