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Les concentrations de névirapine peuvent en prédire la toxicité

Alan Boutilier and Sean Hosein
CATIE News: février 4, 2002 click here for english language version of article

La névirapine (Viramune), un inhibiteur non nucléoside, est un élément efficace des traitements anti-VIH par associations. Elle comporte un certain nombre d'effets indésirables, tels que :

Jusqu'à 17 % des personnes exposées à ce médicament peuvent développer une éruption cutanée. Dans la plupart des cas, l'éruption est passagère. La névirapine peut également présenter des effets toxiques sur le foie. Un projet de recherche en cours à Madrid, en Espagne, vise à en déterminer les causes. L'équipe espagnole soupçonne les deux causes suivantes de la toxicité de la névirapine :

Détails de l'étude

Des chercheurs, sous la direction de Vincent Soriano, expert en maladies infectieuses, ont recruté à l'étude 70 sujets séropositifs utilisant déjà de la névirapine dans le cadre d'une trithérapie anti-VIH. La névirapine avait été administrée à raison de 200 mg deux fois par jour pendant un maximum d'un an.

Résultats

Aux fins de l'analyse des données, les chercheurs ont réparti les sujets en deux groupes :

Parmi les 33 sujets ayant développé une atteinte hépatique (dommages au foie), l'augmentation des transaminases hépatiques est habituellement apparue six mois après le début du traitement à la névirapine. Les concentrations sanguines de névirapine chez ces sujets étaient, en moyenne, beaucoup plus élevées que chez les sujets sans atteinte hépatique.

Hépatite C

Une infection par le virus de l'hépatite C (VHC) est un autre des facteurs ayant joué un rôle dans l'atteinte hépatique. Ces sujets, coinfectés par le VHC, couraient davantage de risques de développer une atteinte hépatique associée à la névirapine que les sujets qui n'étaient pas coinfectés par le VHC. En fait, les sujets vivant avec le VHC et qui avaient des concentrations sanguines de névirapine élevées couraient un risque de 92 % de développer une atteinte hépatique.

La pharmacovigilance thérapeutique pour établir les taux de névirapine, et plus particulièrement chez les PVV coinfectées par le VHC, peut alerter les médecins sur les patients qui courent un risque d'atteintes hépatiques de longue durée associées à la névirapine.

— Sean R. Hosein

RÉFÉRENCES

1. de Requena DG, Núñez M, Jiménez-Nácher I and Soriano V. Liver toxicity caused by nevirapine. AIDS 2002;16(2):290-291.

2. Martíneza E, Blancoa JL, Arnaizb JA, et al. Hepatotoxicity in HIV-1-infected patients receiving nevirapine-containing antiretroviral therapy. AIDS 2001;15(10):1261-1268.

20020204
CATF-N20020201


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