
GENÈVE, 27 juin 2008 (AFP) - L'épidémie de sida en Afrique australe est telle qu'elle doit être considérée comme une catastrophe, à l'instar des inondations ou des famines, selon une étude de la Fédération internationale de la Croix-Rouge publiée jeudi.
Dans son rapport annuel sur "les catastrophes dans le monde", l'organisation humanitaire assure que la définition de catastrophe par l'ONU s'applique "à l'évidence pleinement au VIH".
L'ONU définit une catastrophe comme étant une "rupture grave du fonctionnement d'une société, entraînant des pertes en vie humaine, matérielles ou environnementales, dont l'ampleur excède les capacités de ladite société à y faire face".
A ce titre, le VIH constitue une véritable catastrophe pour l'Afrique sub-saharienne qui concentre environ les deux tiers des séropositifs au monde, souligne la Fédération de la Croix-Rouge.
Quelque 22,5 millions de personnes vivent avec le virus en Afrique australe. Cela signifie qu'au moins une personne sur dix est séropositive en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, en Namibie, au Swaziland et en Zambie, relève le rapport.
Les effets de l'épidémie sont ressentis dans toute la société en raison de ses répercussions économiques et sociales.
"L'ampleur et la gravité de l'épidémie du VIH et du sida auraient pu être limitées, mais l'ignorance, l'opprobre, l'inaction politique, l'indifférence et la négligence ont entraîné des millions de décès", a dénoncé Lindsay Knight, en présentant à Genève le rapport dont elle a participé à la rédaction.
"Dans de nombreux pays, l'épidémie se traduit par une diminution du nombre de travailleurs qualifiés, alors même qu'elle suscite une demande accrue de services de santé", relève le rapport.
Trois millions de séropositifs reçoivent une thérapie antirétrovirale dans les pays en développement, soit sept fois plus qu'il y a quatre ans, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cependant, les experts de la santé estiment que seulement 31% des 9,7 millions de personnes ayant besoin d'antirétroviraux y avaient accès à la fin 2007 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon un rapport commun de l'OMS, l'Onusida et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
Enfin, le rapport de la Croix-Rouge souligne que les migrations humaines compliquent la gestion de la catastrophe provoquée par le sida.
"L'épidémie de HIV peut être synonyme de désastre pour les communautés d'où partent les migrants, celles où ils arrivent et celles où ils transitent", selon le document.
Par exemple, des pays où le taux de prévalence est relativement faible, comme les Philippines, le Bangladesh et le Pakistan, enregistrent un taux important de personnes contaminées parmi celles rentrées au pays.
Ainsi, les Philippins rentrés chez eux en 2007 après avoir travaillé à l'étranger représentent environ 35% des cas de VIH enregistrés dans ce pays asiatique.
080627
AF080620_FR
© Agence France-Presse 2008. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/
AEGiS is a 501(c)3, not-for-profit, tax-exempt, educational corporation. AEGiS is made possible through unrestricted funding from Boehringer Ingelheim, Bridgestone/Firestone Charitable Trust, Bristol-Myers Squibb Company, Elton John AIDS Foundation, Gill Foundation, the National Library of Medicine, Quest Diagnostics, Roche and Trimeris, and donations from users like you.
AEGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All information contained on this website, including information relating to health conditions, products, and treatments, is for informational purposes only. It is not meant to be a substitute for the advice provided by your own physician or other medical professionals. This article first appeared in 2008. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor. Always discuss treatment options with a doctor who specializes in treating HIV.
Copyright ©1980, 2008. AEGiS. All materials appearing on AEGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of AEGiS, or the party credited as the provider of the content.