
JOHANNESBURG, 30 nov 2007 (AFP) - Des Sud-Africains préparent une action collective en justice pour réclamer un demi-milliard d'euros au gouvernement et à des industriels, après la distribution de préservatifs défectueux, a indiqué vendredi leur avocat.
Le gouvernement sud-africain avait ordonné fin août le rappel de quelque 20 millions de préservatifs, après la découverte de fraudes dans la délivrance de certificats de qualité pour des contraceptifs défectueux.
"A ce stade nous ne savons pas si des gens ont été infectés par le virus VIH, mais les utilisateurs ont été exposés à un risque de contamination", a expliqué à l'AFP Me Gilford Malatji.
"Nos clients sont perturbés émotionnellement et très choqués", a-t-il ajouté, en rappelant que l'Afrique du Sud était le pays au monde ayant le plus grand nombre de séropositifs, avec 5,5 de ses 48 millions d'habitants contaminés.
Ses clients ont constitué une plainte au civil, au nom de tous ceux qui ont potentiellement pu être exposés à ces préservatifs. Ils ont évalué le préjudice à 10.000 rands par personne et réclament au nom de toutes les victimes potentielles 5 milliards de rands (494 millions d'euros, 730 millions de dollars).
Leur action vise trois fabricants, le ministère de la Santé, le ministère des Finances, le Bureau sud-africain des normes (SABS), et un employé de ce bureau, accusé d'avoir accepté un pot de vin en échange de la délivrance d'un certificat de qualité.
Me Malatji a notifié aux ministères et au SABS son intention de les poursuivre. Il attend leur réponse pour déposer son dossier auprès de la Haute cour de Pretoria.
Par ailleurs, une procédure criminelle est en cours. Un employé du SABS et deux responsables du fabricant de préservatifs Zalatex ont été inculpés pour fraude et corruption et se trouvent en liberté sous caution.
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