
PARIS, 29 nov 2006 (AFP) - Le sida ou syndrome de l'immunodéficience acquise, dont les premiers cas ont été diagnostiqués voici un quart de siècle, est provoqué par une infection virale qui attaque le système immunitaire.
L'agent du sida détruit certains globules blancs, ce qui met le malade à la merci d'infections dites opportunistes (tuberculose, pneumocytose, toxoplasmose...) ou de certaines tumeurs cancéreuses (sarcome de Kaposi, lymphomes malins).
Transmis par voie sexuelle, sanguine ou de mère à enfant lors de la grossesse ou de l'allaitement, le virus de l'immunodéficience humaine (le VIH-1, le plus répandu sur la planète ou le VIH-2) se reproduit en parasitant notamment les lymphocytes T4 ou CD4, des globules blancs qui jouent le rôle de chef d'orchestre du système immunitaire.
A l'issue du processus de multiplication, les nouveaux virus détruisent la cellule qui leur a servi de nid et vont en infecter d'autres. Cette destruction provoque une déficience du système immunitaire.
L'usage réserve le terme de sida, ou de sida déclaré, aux formes majeures de cette déficience, caractérisées notamment par une baisse du taux de lymphocytes CD4 au dessous de 200 par millimètre cube, le taux normal étant de 800 à 1.000 par millimètre cube. De nombreux séropositifs (porteurs du VIH) ne sont donc pas considérés comme malades.
Les médicaments anti-VIH agissent à différentes étapes, pour empêcher le virus d'entrer dans la cellule, de se répliquer dans celles déjà infectées ou encore d'y achever sa formation pour aller infecter d'autres cellules.
Après l'AZT, le premier médicament anti-VIH commercialisé en 1987, l'arrivée en 1996 des trithérapies associant trois antirétroviraux a marqué une étape-clé.
Ces soins ont transformé le sida en maladie chronique de longue durée pour beaucoup de patients des pays développés. Le traitement est en effet un traitement à vie : même devenu indétectable dans l'organisme, le virus y reste tapi.
Dans les pays pauvres, 1,6 million de malades bénéficiaient de ces traitements en juin, sur plus de six millions condamnés à mort à brève échéance faute de soins, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les fréquentes mutations du VIH entraînent les chercheurs dans une course contre la montre pour mettre au point de nouvelles générations de médicaments, destinées à prendre le relais dès que le virus trouve la parade aux précédentes.
Ces mutations, dues à des défauts dans la copie du matériel génétique du VIH, compliquent également la mise au point d'un vaccin.
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