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Entretiens Libye/USA/GB sur l'affaire des Bulgares condamnées à mort

Agence France-Presse - août 17, 2005

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TRIPOLI, 17 août (AFP) - Un responsable libyen a examiné mercredi à Tripoli avec des diplomates britannique et américain le cas de cinq Bulgares condamnées à mort pour avoir, selon la Libye, inoculé le sida à des enfants libyens, et estimé que la seule issue était un compromis avec les familles des victimes.

L'ambassadeur de Libye à Londres, Mohammed al-Zouï, a déclaré à l'AFP avoir discuté de cette affaire avec l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Tripoli, Anthony Layden et une représentante du bureau de liaison américain dans la capitale libyenne.

Les diplomates américain et britannique ont "exprimé leur volonté de régler la question des Bulgares pendant la durée de la présidence britannique de l'Union européenne", qui s'achève le 31 décembre 2005, a dit M. Zouï.

Détenues depuis six ans, ces cinq infirmières et un médecin palestinien ont été reconnus coupables en première instance en mai 2004 d'avoir inoculé le virus du sida en transfusant avec du sang contaminé 380 enfants de l'hôpital de Benghazi (nord). Quarante-sept enfants sont morts.

Le 31 mai dernier, la Haute cour libyenne a annoncé avoir reporté au 15 novembre sa décision sur la recevabilité de l'appel des condamnés à mort.

Les accusés clament leur innocence.

En 2004, en échange de la libération des condamnés, le gouvernement libyen avait réclamé pour les familles des victimes des compensations égales à celles versées par la Libye aux familles des victimes de l'attentat commis par ses services secrets contre un avion américain de Pan Am au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie en 1988. La Bulgarie avait refusé.

"La Libye n'accepte ni la pression ni le chantage et les parties concernées par l'affaire sont connues. Celle-ci peut être résolue avec les personnes lésées", à savoir les familles des victimes, a ajouté l'ambassadeur libyen.

Selon lui, "la solution est de conclure un accord directement avec les familles des victimes". Il a assuré que "l'Etat libyen n'était pas partie prenante dans cette affaire".

Un tel règlement "influera positivement sur l'affaire des Bulgares et sera conforme à la loi islamique qui prévoit le versement d'une diya" ou le prix du sang, a-t-il poursuivi.

Pourtant, en juin dernier les familles des victimes libyennes avaient exclu dans un communiqué toute négociation pour un règlement à l'amiable de cette affaire et exigé l'application de la sentence.

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