GENEVE, 15 août 2005 (AFP) - L'Organisation mondiale de la santé a annoncé lundi qu'elle avait conclu un accord avec les Etats-Unis qui devrait augmenter le nombre de médicaments disponibles pour traiter le sida dans les pays pauvres.
L'OMS et la Food and Drug Administration (FDA) américaine, l'agence américaine de régulation pharmaceutique, ont en effet décidé d'échanger des donnés confidentielles sur les essais de médicaments anti-sida destinés aux projets d'assistance dans le monde, a indiqué Hans Hogerzeil, directeur des médicaments et des normes à l'OMS.
La "pré-autorisation" des médicaments par l'OMS, qui ne remplace pas les autorisations nationales, devrait permettre à la FDA d'accélérer sa procédure d'acceptation rapide des médicaments qui peuvent être financés par le fonds de lutte contre le sida mis en place par le président George Bush. Ce fonds est doté de 15 milliards de dollars.
Ces médicaments peuvent uniquement être utilisés en dehors des Etats-Unis mais plusieurs pays en développement (Ethiopie, Kenya, Tanzanie) se sont montrés réticents à les accepter sans un feu vert formel de l'OMS, a expliqué M. Hogerzeil.
La procédure de pré-autorisation de l'OMS, qui concerne à la fois les médicaments génériques et ceux sous brevet, avait été adoptée par les pays membres de l'OMS l'an dernier.
Les autorités américaines étaient jusqu'à présent méfiantes car elles craignaient que cette procédure, plus souple, ne nuise aux systèmes nationaux d'autorisation des médicaments.
"L'OMS est très satisfait de cet accord et de la décision qui a été prise. Nous sommes très impatients de coopérer avec la FDA", a déclaré à l'AFP M. Hogerzeil. "Il nous est désormais plus facile, a-t-il ajouté, d'accroître notre liste" de médicaments anti-sida utilisables.
L'OMS a reconnu qu'elle avait peu de chances d'atteindre son objectif de fournir des traitements anti-rétroviraux à trois millions de personnes dans des pays en voie de développement d'ici la fin 2005, conformément au programme "Trois par cinq".
Un million de malades dans les pays en développement ou en transition reçoivent aujourd'hui une thérapie antirétrovirale, contre 400.000 en décembre 2003, date du lancement du programme "Trois par cinq".
050815
AF050806_FR
© Agence France-Presse 2005. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/
AEGiS is a 501(c)3, not-for-profit, tax-exempt, educational corporation. AEGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, Elton John AIDS Foundation, the National Library of Medicine, Bridgestone Firestone Trust Fund, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2005. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.
©1990, 2005 - AEGiS. AEGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All materials appearing on AEGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of AEGiS, or the party credited as the provider of the content.