PARIS, 6 juil (AFP) - Environ 2 millions de personnes (de 1,6 à 2,6 millions) vivent avec le VIH/sida en Amérique latine et aux Caraïbes, où l'épidémie touche surtout prostitués des deux sexes, consommateurs de drogues injectables et homosexuels, selon le rapport Onusida publié mardi.
En 2003, le sida a fait 120.000 morts et contaminé 250.000 personnes en Amérique latine et aux Caraïbes.
Si dans certains pays, 75% des malades ayant besoin de médicaments anti-VIH y ont accès, dans d'autres seulement un sur quatre peut en bénéficier.
Aux Caraïbes, où environ 430.000 personnes sont contaminées, l'épidémie qui a fait près de 35.000 morts en 2003, est principalement hétérosexuelle et concentrée parmi les professionnels du sexe.
Haïti est le pays le plus touché, avec 5,6% de séropositifs, le taux grimpe même à 13% dans le nord-ouest du pays, contre 2 à 3% dans le sud.
La République dominicaine voisine a su réduire la fréquence de l'infection, grâce à la prévention: 50% des 15-29 ans utiliseraient maintenant un préservatif avec des partenaires occasionnels. A Saint-Domingue, le pourcentage de femmes enceintes contaminée est passé de 3% en 1995 à moins de 1% en 2003.
En Amérique Latine, de 9% (Nicaragua) à 24% (Argentine) des homosexuels masculins sont contaminés. En Colombie et au Pérou où l'usage du préservatif reste peu fréquent, les rapports sexuels entre hommes sont le principal mode de transmission.
"Un grand nombre" d'entre eux ayant également des rapports sexuels avec les femmes, "toutes les conditions sont remplies pour une propagation plus large du virus", souligne le rapport.
En Amérique du Sud, les usagers drogue injectables sont également largement contaminés : jusqu'à 60% d'entre eux sont infectés dans certaines régions du Brésil.
En Amérique centrale, la consommation de drogue joue un rôle moindre et le virus se transmet surtout par voie sexuelle: si 1% des professionnels du sexe sont contaminés au Nicaragua, le taux atteint 10% au Honduras.
Au Brésil, qui compte autour de 660.000 (de 320.000 à 1,1 million) de porteurs du VIH/sida, la prévention a permis de limiter la propagation de l'infection : moins de 1% des femmes enceintes fréquentant un dispensaire sont contaminées, un niveau qui a peu varié au cours des cinq dernières années, souligne l'Onusida.
"L'épidémie ne sera pas vaincue" tant que les Etats d'Amérique latine et des Caraïbes ne prendront pas en compte les risques liés à la drogue et à la sexualité entre hommes, avertit l'Onusida en ajoutant : "la stigmatisation et le rejet de ces types de comportement ne peuvent qu'alimenter les épidémies silencieuses en cours".
040706
AF040750_FR
© Agence France-Presse 2004. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/
AEGiS is a 501(c)3, not-for-profit, tax-exempt, educational corporation. AEGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, Elton John AIDS Foundation, the National Library of Medicine, Bridgestone Firestone Trust Fund and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2004. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.
©1990, 2004 - AEGiS. AEGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All materials appearing on AEGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of AEGiS, or the party credited as the provider of the content.