agence france-presse
cliquez ici pour revenir à agence france - presse principal menu
DonateNow
Afsud-sida-campagne: Gratuité des anti-rétroviraux: une ONG lance un ultimatum au gouvernement

Agence France-Presse - novembre 6, 2002

cliquez ici pour version de la langue anglaise

JOHANNESBURG, 6 nov (AFP) - Une ONG d'aide aux malades du sida a lancé mercredi un ultimatum au gouvernement sud-africain, brandissant la menace d'une campagne nationale de désobéissance, pour qu'il fournisse gratuitement des anti-rétroviraux aux malades du sida qui ne peuvent s'offrir de traitement.

"La Campagne d'action pour le traitement (TAC) demande au gouvernement de mettre en place avant la fin février 2003 un plan graduel de traitement contre le virus VIH et le sida qui inclut la fourniture d'anti-rétroviraux à toute personne dans le pays ne pouvant pas payer le traitement", a déclaré à l'AFP Nathan Geffen, porte-parole de la TAC.

Près de cinq millions de personnes en Afrique du Sud, soit une sur neuf, sont soit infectées par le virus VIH, soit déjà atteintes par la maladie. Le gouvernement sud-africain a fait l'objet de nombreuses critiques de la part d'organisations humanitaires et d'organismes de santé privés pour sa lenteur à réagir à cette situation.

"Nous voulons qu'un plan graduel soit adopté avant la fin février 2003 et que le gouvernement ait la capacité de traiter 100.000 personnes dans le secteur public avant mars 2004", a expliqué Nathan Geffen qui s'est déclaré conscient que le gouvernement ne pouvait pas "traiter d'emblée un grand nombre de personnes".

"Autrement", a-t-il ajouté, "la TAC entamera une campagne non-violente de désobéissance civile comprenant des occupations de locaux, des grèves de la faim, et l'importation et la distribution illégales de médicaments".

Nathan Griffin a expliqué qu'un premier délai fixé à la fin décembre 2002 avait été repoussé de deux mois, après une rencontre avec le vice-président sud-africain Jacob Zuma qui a expliqué qu'il lui fallait davantage de temps pour mettre un tel plan en action.

La TAC avait remporté en décembre 2001 devant la haute cour de Pretoria une action en justice contre le gouvernement sud-africain pour l'obliger à fournir l'anti-rétroviral Nevirapine aux femmes séropositives enceintes afin de limiter le risque de transmission du virus VIH à leurs bébés.

Par le passé, le président Thabo Mbeki s'est attiré de furieuses critiques en exprimant des doutes sur le fait que le virus du VIH soit à l'origine du sida, et en estimant que les antirétroviraux étaient "du poison".

Le gouvernement sud-africain a cependant sensiblement assoupli sa position, et a fait savoir le mois dernier qu'il était "activement engagé à surmonter des obstacles pour créer les conditions nécessaires et efficaces permettant l'utilisation des anti-rétroviraux dans le secteur de la santé publique".

"Nous travaillons à faire baisser le prix de ces médicaments, actuellement trop élevé pour permettre un accès à tous, et à renforcer le système de santé pour éviter qu'ils soient mal utilisés et puissent causer du tort", avait indiqué le gouvernement dans un communiqué.

L'ancien président Nelson Mandela s'est publiquement fait l'avocat à plusieurs reprises ces derniers mois d'une plus grande prise de conscience des problèmes posés à l'Afrique du Sud par la pandémie du sida.

Certaines entreprises privées, dont de grandes compagnies minières, ont annoncé récemment une prise en charge totale des soins pour les membres de leur personnel malades du sida, que ce soit sous la forme d'une séropositivité ou d'une maladie déclarée.

021106
AF021115_FR


© Agence France-Presse 2002. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.  http://www.afp.com/

AEGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, the National Library of Medicine, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2002. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.

©1990, 2002 - AEGiS. AEGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All materials appearing on AEGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of AEGiS, or the party credited as the provider of the content.