GENEVE, 7 déc (AFP) - Plusieurs pays occidentaux et la Banque mondiale se sont engagés à verser 764 millions de dollars de contributions, dons et prêts, pour aider le Burundi à acquitter le service de sa dette et financer divers projets notamment de lutte contre le sida, a annoncé vendredi à Genève le président burundais Pierre Buyoya.
Une table ronde des donateurs, en présence du chef de l'Etat burundais, s'est tenue jeudi et vendredi à Genève, sous l'égide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Dette et sida ont dominé les débats.
"Le Burundi est parmi les pays les plus frappés par l'épidémie de sida. L'endettement du Burundi est devenu insupportable. Nous sommes venus demander à la communauté internationale de nous aider à faire face au problème de la dette", a déclaré M. Buyoya, au cours d'une conférence de presse.
"Elle a réexprimé sa solidarité avec le Burundi comme elle l'avait fait à Paris l'année dernière. En terme de contributions, elle est même allée beaucoup plus loin puisque pour la période 2002-2004, les annonces se situent entre 750 et 900 millions de dollars. Ce qui a été annoncé fermement, c'est 764 millions de dollars. C'est une réponse nette et positive", a-t-il poursuivi.
En ce qui concerne la dette, la communauté internationale a accepté la création d'un fonds fiduciaire, a-t-il ajouté. Celui-ci permettra au Burundi d'acquitter immédiatement le service de la dette.
La dette extérieure du Burundi s'élève actuellement à plus de 1,1 milliards de dollars, soit 180% du Produit intérieur brut du pays, et le service de la dette pour 2001 absorbe à lui seul 98% des ressources issues des exportations du pays, contre 60% en 1997, a précisé le PNUD.
Le fonds fiduciaire constitue une première étape, avant la mise en place des mécanismes de réduction de la dette prévus pour les Pays pauvres très endettés (PPTE), parmi lesquels figurent le Burundi.
Ce processus de réduction de la dette pour le Burundi pourrait prendre plus de quatre ans, un délai beaucoup trop long pour un pays où près de 60% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, a souligné le PNUD dans un communiqué.
Le Burundi est en outre un des pays les plus frappés par l'épidémie de sida avec 11,3% de sa population porteuse du virus HIV.
Le président Buyoya a annoncé que son pays avait mis sur pied un plan national de lutte contre le sida dont le coût est estimé sur une période de cinq ans à 250 millions de dollars. "Nous venons même de créer un ministère chargé exclusivement de la lutte contre le sida, c'est donc un engagement fort pour essayer de stopper la propagation du sida", a-t-il déclaré.
"La guerre au Burundi aggrave les conséquences du sida sur la population. Les groupes les plus vulnérables sont parmi les déplacés et réfugiés qui vivent dans des conditions de promiscuité telles que la propagation du sida a atteint un niveau qui n'existait pas dans le reste de la population", a-t-il dit.
"Au Burundi il suffit de voir le nombre d'orphelins du sida. Je ne crois pas qu'il y ait une seule famille qui n'héberge pas chez elle un parent orphelin du sida", a-t-il dit.
Outre la Banque mondiale, l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Norvège figurent parmi les principaux donateurs, a précisé Jacques Loup, directeur adjoint du bureau régional Afrique du PNUD.
011207
AF011284_FR
© Agence France-Presse 2001. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/
ÆGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, the National Library of Medicine, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2001. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.
©1990, 2001 - ÆGiS. ÆGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All materials appearing on ÆGIS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of ÆGIS and the Sisters of Saint Elizabeth of Hungary, or the party credited as the provider of the content.