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Afsud-santé-justice: Sida: les compagnies pharmaceutiques critiquent le gouvernement

Agence France-Presse - avril 17, 2001

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JOHANNESBURG, 17 avr (AFP) - Les compagnies pharmaceutiques ont accusé mardi le gouvernement sud-africain de rejeter des offres de médicaments bon marché contre le sida, à la veille de la reprise du procès de Pretoria sur les médicaments génériques.

Mirryena Deeb, directrice de l'Association des fabricants de médicament d'Afrique du Sud (PMA), a affirmé que les compagnies tentaient en vain depuis cinq ans de négocier avec le gouvernement la réduction du prix des médicaments anti-rétroviraux.

"Il y a de toute évidence une absence de volonté de négocier", a déclaré Mme Deeb lors d'une point de presse. "L'industrie va mettre les médicaments à disposition à prix coutant ou moins", a-t-elle assuré.

La PMA représente en justice les 39 compagnie pharmaceutiques internationale - parmi lesquelles Boehringer-Ingelheim, Glaxo Wellcome, Merck et Roche - qui attaquent un loi sud-africaine de 1997 favorisant les médicaments "génériques".

Cette loi donne au gouvernement de larges pouvoir pour passer outre les brevets détenus par les compagnies pour produire, autoriser et importer des versions génériques, copies de certains médicaments élaborés par ces firmes.

Mme Deeb a indiqué que l'ancien président Nelson Mandela avait offert l'an dernier de servir de médiateur entre le gouvernement et les compagnies pharmaceutiques. Mais, a-t-elle dit, "le gouvernement a bien entendu décliné l'offre".

L'Afrique du Sud est le pays comprenant le plus grand nombre de séropostifs dans le monde: 4,7 millions fin 2000, soit une personne sur neuf, selon les chiffres officiels.

Mme Deeb s'est dite "perplexe" sur les raisons pour lesquelles le gouvernement sud-africain n'avait toujours pas accepté l'offre de Boehringer Ingelheim de fournir le médicament Nevirapine gratuitement pendant cinq ans pour prévenir la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant.

Fin 2000 plus de 24,5% des femmes enceintes accueillies dans les maternités publiques d'Afrique du Sud étaient porteuses du virus VIH.

"Ils parlent de toxicité, alors que le médicament est autorisé pour les adultes", a dit Mme Deeb.

L'organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a renouvelé de son côté son appel aux compagnies pour qu'elles retirent leur plainte contre un gouvernement "en total désarroi face à l'épidémie". Le reprétentant de MSF, Eric Goemare a remis à Mme Deeb une pétition dans ce sens portant 250.000 signature.

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