NANCY, 8 déc (AFP) - La CPAM de Nancy se porte partie civile après l'ouverture d'une information judiciaire pour "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie sur la réutilisation de matériel à usage unique et fraude à la sécurité sociale" concernant la clinique d'Essey-les-Nancy (Meurthe-et-Moselle), a annoncé vendredi l'avocat de la CPAM.
Cette information judiciaire ouverte le 1er décembre fait suite à la décision de l'agence régionale d'hospitalisation (ARH) de suspendre provisoirement l'autorisation de fonctionnement des activités d'angioplastie (dilatation des artères) et d'angiographie (exploration des vaisseaux) du service de cardiologie de la clinique, en raison d'un risque de contamination par réutilisation de matériel à usage unique.
La CPAM se porte partie civile pour "connaître la réalité du dossier et chiffrer le préjudice éventuel", a expliqué Me Gérard Michel, du barreau de Nancy.
Ce préjudice se situe à deux niveaux, a-t-il expliqué. "La CPAM rembourse un prix de journée, en tenant compte du matériel utilisé, et il faudra déterminer s'il y a eu des surcotations", a-t-il souligné.
"Concernant l'utilisation de matériel à usage unique, la CPAM va être amenée à prendre en charge des personnes qui ont pu être contaminées du fait de la clinique, et non de la fatalité", a-t-il ajouté.
Depuis 1995, 5.000 patients de la clinique sont suceptibles d'être contaminés par l'hépatite B et C ou par le virus HIV en raison de la réutilisation de matériel à usage unique dans les traitements de maladies cardio-vasculaires.
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