ADDIS ABEBA, 2 déc (AFP) - Plus de 1.500 dirigeants et décideurs africains, experts et partenaires de développement se réunissent à partir de dimanche à Addis Abeba pour intensifier la lutte contre le sida qui touche 25,3 millions de personnes dans l'Afrique sub-saharienne.
Le continent, de loin le plus frappé par la pandémie, a jusqu'à présent été le moins à même de mettre en place une réponse adéquate face à cette maladie qui a décimé 2,4 millions d'Africains en 2000, selon les évaluations des Nations unies.
La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) organise du 3 au 7 décembre à Addis Abeba - avec la collaboration de l'Onusida, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), de la Banque mondiale (BM) et de partenaires privés - un Forum "interactif", qui doit servir de "rampe de lancement" au renouvellement d'un engagement pour des actions plus concertées.
Ce Forum, auquel participeront également des porteurs du virus et des malades, a pour thème central "sida: le plus grand défi pour les leaders".
Les présidents botswanais Festus Mogae, rwandais Paul Kagame, ougandais Yoweri Museveni et éthiopien Negasso Gidada doivent prendre part aux travaux lors d'un forum des chefs d'Etat prévu en clôture, le 7 décembre, avec le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.
Le vice-président du Malawi Justin Malewezi, les Premiers ministres éthiopien Meles Zenawi, sénégalais Moustapha Niasse et tchadien Nagoum Yomassoum, ainsi que la directrice exécutif de l'UNICEF Carol Bellamy, l'administrateur général du PNUD Mark Malloch Brown, le directeur exécutif de l'Onusida Peter Piot, le secrétaire général de l'OUA Salim Ahmed Salim et le secrétaire exécutif de la CEA, K.Y. Amoako, sont également annoncés.
Selon la CEA, un des objectifs majeurs de cette réunion est d'obtenir l'engagement des dirigeants africains et de leurs partenaires pour le développement à faire du sida la "première des priorités" et à investir entièrement dans la lutte contre la pandémie.
Une étude de l'ONU révélait fin novembre que le continent africain aurait besoin d'une aide extérieure de 2 à 10 milliards de dollars par an pour tenter de contenir la propagation de ce fléau.
"C'est une initiative unique qui rassemble les responsables africains dans le but d'établir un consensus pour une réponse commune au sida, élaborée et dirigée par l'Afrique", insistent les organisateurs.
Selon les projections de l'Onusida, l'Afrique comptera 40 millions d'orphelins du sida au cours des dix prochaines années.
Concrètement, il s'agit pour le continent, qui ne peut miser à court terme que sur la prévention, de mettre fin à la loi du silence et du refus et de s'attaquer aux pratiques et aux tabous qui facilitent la diffusion de la maladie.
"L'aspect interactif du Forum devrait permettre de briser le lourd silence dont les responsables africains font preuve face à la menace de la pandémie", estiment les organisateurs qui se défendent d'avoir organisé "une conférence de plus sur le sida".
Symboliquement, un message vidéo de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela sera retransmis lors de l'ouverture dimanche du Forum. L'Afrique du Sud est, en l'an 2000, le pays comptant le plus de séropositifs ou de malades au monde, avec 4,2 millions, soit 10% des adultes.
Le "Forum des chefs d'Etat" est prévu pour le 7 décembre avec une allocution spécifique du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui déclarait récemment: "il n'est pas de question plus importante à considérer que celle du sida".
001202
AF001257_FR
© Agence France-Presse 2000. Todos los derechos son propiedad exclusiva de AFP. Los artículos y fotos no pueden ser publicados, transmitidos, reescritos para transmisión o publicación o redistribuídos directa o indirectamente por ningún medio sin la autorización previa por escrito de AFP. El material informativo de AFP no puede ser almacenado total ni parcialmente en una computadora, salvo para uso personal y no comercial. La AFP no será responsable por ninguna demora, imprecisión, errores u omisiones en ninguno de sus materiales informativos, o en la transmisión o entrega de todo o parte, o por cualquier daño en general. Como servicio de noticias, AFP no obtiene autorizaciones particulares de los sujetos, individuos, grupos o entidades contenidos en sus fotografías o gráficos, o citados en sus textos. Tampoco se obtienen autorizaciones de los propietarios de cualquier marca registrada o materiales con derecho de autor incluídos en las fotos o materiales de AFP. En consecuencia, el usuario será el único responsable de obtener cualquier autorización necesaria de parte de cualquier individuo u entidad necesaria, para cualquier uso de los artículos, fotos o gráficos de la AFP. http://www.afp.com/