agence france-presse
click here to return to agence france-presse main menu
DonateNow
Afrique-SIDA: L'Afrique a besoin de 2 à 10 mds USD par an pour lutter contre le SIDA
Guebray Berhane
Agence France-Presse - l'novembre 22, 2000 pulse el botón aquí para la versión del idioma inglesa de Agence Francia-Presse las noticias

ADDIS ABEBA, 22 nov (AFP) - Avec 23,3 millions de personnes infectées par le virus du SIDA dans les pays de l'Afrique sub-saharienne, le continent aura besoin d'une aide extérieure de 2 à 10 milliards de dollars par an pour tenter de contenir sa propagation, révèle une étude de l'ONU .

Les soins liés au SIDA représentent une charge financière insurmontable pour les pays africains et selon les prévisions de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), rendues publiques lors de la conférence ministérielle africaine sur le développement à Addis Abeba, les 2 à 10 milliards de dollars par an nécessaires pour faire face à la crise devraient être fournis sous forme de subventions et non de prêts, en raison de l'endettement déjà considérable des pays africains.

La Zambie (près de 20% de la population adulte zambienne est séropositive), qui a une dette extérieure d'environ 6,5 milliards de dollars, ne peut continuer à emprunter de l'argent pour ses besoins les plus importants, notamment les programmes contre le SIDA, avait indiqué aux bailleurs de fonds mardi, à Lusaka, le président Frederik Chiluba.

La pauvreté et les inégalités vont probablement augmenter en Afrique, prédit l'organisation internationale car, selon elle, l'épidémie réduit la croissance économique, ce qui accroît encore la pauvreté, phénomène qui favorise à son tour la propagation rapide du VIH en réduisant les capacités immunitaires des populations les plus pauvres.

Dans son rapport bi-annuel sur l'économie mondiale, le Fond monétaire international (FMI) prévoyait mi-septembre 2000 que les conséquences économiques et sociales de la pandémie de SIDA pourraient faire perdre 5% à la croissance des pays d'Afrique sub-saharienne les plus touchés.

"Le niveau de l'aide publique au développement (APD) consacrée à cette maladie est lamentablement insuffisant", déplorent les experts de la CEA.

Selon l'agence onusienne de lutte contre la maladie, ONUSIDA, les quelques 150 à 200 millions de dollars d'aide par an pour la prévention du VIH en Afrique ne peuvent pas suffire.

En 1998, le SIDA a tué près de 1,84 million de personnes en Afrique, plus que les conflits armés et le paludisme, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), tandis que pour la CEA, la moitié des victimes du SIDA au monde se trouve en Afrique de l'est et australe.

Le drame, souligne un expert, c'est que dans ce continent, la maladie touche essentiellement les populations jeunes de 15 à 40 ans, ce qui constitue une nouvelle entrave au développement.

"Le fait que les victimes de cette pandémie comprennent les groupes d'âges les plus productifs, dont la plupart sont des professionnels qui ont été formés avec beaucoup de ressources, exerce une nouvelle tension budgétaire", avait affirmé mardi aux participants de la conférence le secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), Salim Ahmed Salim.

Selon les estimations, la pandémie coûtera à l'Afrique de l'est et australe 1% à 2 % de son Produit intérieur brut (PIB) par an du fait des changements démographiques provoqués par l'accroissement de la mortalité.

L'épargne publique pourrait pâtir d'une hausse du déficit public provoquée par l'augmentation des dépenses de santé et de la baisse des recettes fiscales, poursuit l'agence de l'ONU.

Outre une aide extérieure considérable, les experts soutiennent la nécessisté de faciliter l'accès aux médicaments génériques qui sont meilleur marché. Face aux coûts des thérapies, les partenaires de développement de l'Afrique devraient appuyer activement la production de ces médicaments, ont-ils conclu.

Le SIDA sera au centre des débats, du 3 au 7 décembre à Addis Abeba, au second Forum sur le Développement Africain (ADF) avec pour thème central "SIDA: le plus grand défi pour le leadership".

001122
AF001163_FR


ÆGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, the National Library of Medicine, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2000. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.

© Agence France-Presse 2000. Todos los derechos son propiedad exclusiva de AFP. Los artículos y fotos no pueden ser publicados, transmitidos, reescritos para transmisión o publicación o redistribuídos directa o indirectamente por ningún medio sin la autorización previa por escrito de AFP. El material informativo de AFP no puede ser almacenado total ni parcialmente en una computadora, salvo para uso personal y no comercial. La AFP no será responsable por ninguna demora, imprecisión, errores u omisiones en ninguno de sus materiales informativos, o en la transmisión o entrega de todo o parte, o por cualquier daño en general. Como servicio de noticias, AFP no obtiene autorizaciones particulares de los sujetos, individuos, grupos o entidades contenidos en sus fotografías o gráficos, o citados en sus textos. Tampoco se obtienen autorizaciones de los propietarios de cualquier marca registrada o materiales con derecho de autor incluídos en las fotos o materiales de AFP. En consecuencia, el usuario será el único responsable de obtener cualquier autorización necesaria de parte de cualquier individuo u entidad necesaria, para cualquier uso de los artículos, fotos o gráficos de la AFP.  http://www.afp.com/


©1990, 2000 - ÆGiS. ÆGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All materials appearing on ÆGIS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of ÆGIS and the Sisters of Saint Elizabeth of Hungary, or the party credited as the provider of the content.