WASHINGTON, 8 nov (AFP) - Le virus responsable de la maladie de Kaposi, une tumeur cancéreuse frappant souvent les malades du SIDA, peut se transmettre par la salive au cours d'un échange de baisers entre hommes, indique une étude à paraître jeudi dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
"Les messages portant sur les relations sexuelles protégées se sont concentrés sur les sécrétions génitales" et "cette étude présente l'idée qu'embrasser présente également un risque d'attraper un virus", souligne l'un des auteurs de l'article, le Dr Anna Wald, de l'Université de Washington à Seattle.
Les chercheurs ont suivi 112 homosexuels. Ils ont découvert que deux des principaux facteurs de risque de transmission du virus de l'herpès humain 8 étaient des relations sexuelles avec un homme atteint de la maladie de Kaposi et le fait d'embrasser sur la bouche, avec échange de salive, un partenaire séropositif.
La maladie de Kaposi atteint plutôt les personnes dont le système immunitaire est sévèrement affaibli, ce qui explique pourquoi il frappe souvent les malades du SIDA. Le virus a été détecté chez 40% des homosexuels séropositifs de Seattle, et chez 20% des séronégatifs.
"Lorsque nous parlons des maladies sexuellement transmissibles, nous pensons généralement aux infections qui se répandent à travers les contacts sexuels", remarque le principal auteur de l'étude, le Dr John Pauk. Or "le virus de l'herpès humain 8 se trouve rarement dans les sécrétions génitales", "nous l'avons trouvé plus souvent et en plus grande quantité dans la bouche que dans ces sécrétions", ajoute-t-il.
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