GENEVE, 25 oct (AFP) - Des experts, consultés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l'ONUSIDA, ont recommandé l'utilisation généralisée au-delà des projets-pilotes, des traitements antirétroviraux, destinés à prévenir la transmission du virus du SIDA de la mère à l'enfant.
Selon les études actuelles, l'utilisation de ces traitements n'entraîne d'effets indésirables ni sur la santé de la mère, ni sur la croissance et le développement des nourrissons, ni sur la santé et la mortalité des nourrissons infectés en dépit d'une prophylaxie, note l'ONUSIDA et l'OMS dans un communiqué publié mercredi à Genève.
La consultation technique, organisée par l'ONU, a eu lieu à Genève du 11 au 13 octobre dernier. Outre les experts, elle réunissait des responsables de programmes nationaux de lutte contre le SIDA, des mères séropositives et des ONG.
"Nous saluons ces nouvelles recommandations, en particulier celles qui ont trait à l'utilisation de la névirapine", a déclaré le Dr Awa-Marie Coll-Seck, directrice à l'ONUSIDA. "Je souhaite sincèrement que davantage de femmes aient désormais accès aux programmes de prévention de la transmisison de la mère à l'enfant dans les pays en développement", a-t-elle ajouté.
Selon des recommandations antérieures datant de mars 2000, la névirapine ne devait être utilisée que dans le cadre de projets-pilotes et de programmes de recherche.
Chaque année, plus de 600.000 nourrissons sont infectés par le virus du SIDA, principalement dans les PVD. Depuis le début de l'épidémie, l'OMS estime à 5,1 millions le nombre d'enfants infectés. La transmission de la mère à l'enfant est responsable de plus de 90% de ces cas. Les deux tiers se produisent pendant la grossesse et l'accouchement, environ un tiers par l'allaitement.
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