GENEVE, 20 oct (AFP) - Une journaliste de Polynésie française, une femme du Malawi, un psychologue du Nicaragua et un prêtre polonais ont reçu le prix annuel de la "Course contre la pauvreté", pour leur lutte contre le sida dans leurs communautés, a annoncé vendredi le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Le PNUD choisit les lauréats, en sélectionnant "ceux qui font la différence dans la lutte contre la pauvreté et ses causes sous-jacentes", a expliqué l'agence de l'ONU.
Journaliste depuis mai 1999 à Radio Tefana à Tahiti, Maire Bopp Dupont, 25 ans, jeune femme de Polynésie française qui a contracté le virus du Sida, a été distinguée pour son travail remarquable pour éduquer les communautés des îles du Pacifique sur le VIH. Elle s'est rendue notamment aux Fidji, en Papouasie Nouvelle-Guinée et aux îles Cook pour un travail de sensibilisation face à des populations souvent très ignorantes de la maladie.
Le père polonais Arkadiusz Nowak, 34 ans, se bat depuis plus de dix ans contre le silence qui entoure le sida en Pologne et a contribué à l'ouverture d'un centre de santé pour les drogués à Anielin près de Varsovie. Il a été le premier représentant de l'Eglise catholique à intervenir publiquement sur le sujet et à défendre les droits d'un groupe de toxicomanes séropositifs. Son action a fait naître un vaste débat en Pologne sur les droits des séropositifs.
La Nicaraguayenne Rita Arauz a travaillé intensément, tout au long de sa carrière de pyschologue, sur les femmes en état de crise, et a lancé en 1990 la fondation Nimehuatzin, première organisation non gouvernementale de son pays dédiée à la lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmissibles. Elle a mené des recherches notamment sur l'analyse des comportements à haut risque et l'incidence psychologique de l'épidémie.
La Malawienne Catherine Phiri, mère de deux enfants, 38 ans, est l'une des toutes premières femmes de son pays à avoir annoncé publiquement sa séropositivité en 1990, faisant l'objet alors de discriminations. Elle a fondé une organisation communautaire, baptisée "Organisation Salima de soutien VIH-SIDA" pour aider à donner "une voix et un visage humains" à ceux qui souffrent des effets du sida, derrière le mur du silence qui souvent entoure la maladie dans ce pays africain.
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