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AfSud-SADC-SIDA: SIDA dans la SADC: admettre que "la sorcière est dans la maison" (Zuma)

Agence France-Presse - Nov 4, 1999

JOHANNESBURG, 4 nov (AFP) - Le vice-président sud-africain Jacob Zuma a appelé jeudi les pays d'Afrique australe à cesser de considérer le SIDA comme une maladie "étrangère", et admettre enfin que "la sorcière est dans la maison".

Accueillant à Soweto, près de Johannesburg, une réunion des ministres de la Santé de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC - 14 pays), M. Zuma a stigmatisé la tendance passée de pays de la région à nier la maladie, à la considérer comme un fléau "étranger".

"Dans nos efforts pour échapper à la réalité de la maladie et la gravité de la situation, nous avons même créé des euphémismes (...) dans les communautés majoritairement noires, les gens parlent du SIDA comme "de la maladie en quatre lettres", a déplore M. Zuma.

"Heureusement, nous commençons a comprendre la futilité de l'exercice. Nous admettons enfin que 'umthakathi usekhaya' ('la sorcière est dans la maison' en zoulou)", a déclaré le vice-président.

"Car nous ne réussirons pas à combattre cette maladie tant que nous refuserons d'accepter la réalité. Et nous continuerons à périr en nombres toujours plus grands".

Jacob Zuma a rappelé aux ministres et officiels de Santé réunis à l'hôpital Chris Hani-Baragwanath de Soweto que le développement économique de la région est sous la menace directe du SIDA, frappant en priorité la tranche d'âge économiquement active des 15-40 ans.

Il a appelé ces pays a mettre en place des stratégies transfrontières de prévention, à l'image d'un récent protocole Afrique du Sud-Mozambique-Swaziland sur le paludisme, car "les frontières sont fictives" face au SIDA.

La réunion de Soweto, sur un jour et demi, entend permettre aux ministres et officiels d'échanger des informations sur l'avancement des recherches, les traitements à l'essai, en vue de leurs stratégie nationales anti-SIDA. Les questions de l'accés des femmes aux traitements, de la sécurité des transfusions, figurent également au programme des débats.

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