JOHANNESBURG, 3 nov (AFP) - Une compagnie d'assurance médicale sud-africaine a lancé mercredi une assurance contre le viol, la deuxième de ce type en un mois dans ce pays considéré comme l'un des plus touchés au monde par ce fléau.
Le groupe LifeSense, qui couvre quelque 1,4 millions de patients, a lancé sur le marché une assurance, garantie par Lloyds de Londres, pour 11 rands par mois (1,8 dollars), couvrant des frais d'assistance médicale et psychologique à hauteur de 14.000 rands (2.300 dollars).
Le directeur de LifeSense, Angus Rowe a expliqué en conférence de presse que "dans un environnement ou le viol est si présent, une compagnie d'assurance se doit d'offrir protection aux victimes de viols et à leur famille".
Le contrat couvrira également les tests de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) pendant un an et la livraison à domicile de traitements rétroviraux en cas de séropositivité. Une formule en préparation portera le plafond de ces traitements à 15.000 rands par an, et frais médicaux annexes à 6.000 rands.
LifeSense est la deuxième compagnie en un mois à lancer sur le marché ce type de produit. La première, GCU Insurance, avait provoqué un tollé en octobre, se voyant accusée "d'opportunisme financier" par les organisations d'aide aux victimes.
Ces nouvelles assurances traduisent la préoccupation concernant le nombre de viols en Afrique du Sud, considéré comme le ou l'un des pays les plus touchés au monde, selon des chiffres controversés.
Le président sud-africain Thabo Mbeki a récemment critiqué les statistiques "spéculatives" de la police, qui a évoqué 1,8 millions de viols par an tandis que les organisations de lutte contre le viol parlent généralement de plus d'un million par an.
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