HARARE, 8 sept (AFP) - Le ministre zimbabwéen de la Santé Timothy Stamps, dont le pays est le plus affecté par le SIDA et le VIH selon l'ONU (25% de adultes séropositifs ou malades), s'est élevé contre l'industrie pharmaceutique occidentale à propos du coût des médicaments contre le SIDA et des limitations imposées par les brevets.
Il a critiqué dans une interview à l'AFP certains producteurs pharmaceutiques américains qui ont empêché le Brésil d'exporter un équivalent de l'AZT (Zidovudine) qui coûterait un centième du prix actuel. Les Américains ont avancé que ce médicament violerait leurs droits et brevets. "Qu'est-ce qui est plus important, les droits et les brevets ou bien les droits des malades? Moralement, c'est une honte", déclare Timothy Stamps.
AFP: Qu'attendez-vous de la conférence internationale de Lusaka sur le SIDA en Afrique à partir du 12 septembre?
TS: Plus d'argent pour les programmes sur le SIDA. "Tous les médicaments sont disponibles pour ceux qui peuvent se les offrir, c'est ça qui bloque tout pour l'Afrique.
Et ceux qui prétendent et donnent pour excuse en Occident le fait que les Africains vivent dans la promiscuité disent des choses "fausses", conclut-il.
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