NAIROBI, 8 sept (AFP) - Seize personnes meurent toutes les heures du SIDA au Kenya, selon les données d'une organisation nationale de lutte contre la pandémie, qui réclame d'urgence plus de fonds du gouvernement pour mener à bien sa mission.
"Près de 500 Kényans en moyenne meurent tous les jours du SIDA", a révélé récemment l'Organisation de lutte contre le SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles (NASCOP).
"En terme d'économie, ces décès se traduisent par des pertes quotidiennes de l'ordre de 200 millions de shillings (2,7 millions de dollars)", ajoute la NASCOP.
Seul l'octroi d'urgence de ressources adéquates par le gouvernement à l'organisation pourrait permettre une amélioration de la situation, estime la NASCOP qui a publié, en juin, les données suivantes pour le Kenya:
"Les risques d'infection pour les jeunes, particulièrement de sexe féminin, sont si élevés lors des premières années d'activité sexuelle qu'il faut mettre sur pied un programme de protection avant qu'il ne deviennent sexuellement actifs", recommande l'organisation.
Il faut également faire en sorte que les jeunes filles soient moins vulnérables à l'exploitation sexuelle d'hommes plus âgés.
En plus de l'octroi urgent de fonds, l'organisation a besoin de personnel qualifié et de moyens de transports pour atteindre les secteurs reculés du pays touchés par la pandémie.
Au Kenya, un vaccin contre le SIDA est actuellement à l'essai. Le vaccin a été mis au point à partir de la résistance naturelle au virus HIV, qui déclenche la maladie, observée chez un groupe de prostituées.
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