WINDHOEK, 1er sept (AFP) - Le ministre angolais de la santé Manassas Neto a a demandé mercredi avec insistance à ses homologues d'Afrique sud-saharienne de ramener la paix dans son pays ravagé par la guerre dans l'intérêt de la santé des population.
"Nous demandons à tous les pays et toutes les organisations d'aider l'Angola à parvenir à la paix, car sans la paix il ne nous est pas possible d'avoir la santé" a plaidé le ministre lors d'une réunion de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui se déroulait dans la capitale namibienne.
"Nous sommes en guerre depuis 30 ans, car chez nous on n'accepte pas la défaite", a-t-il ajouté s'adressant aux ministres de la santé et à des représentants de 46 pays et de plusieurs organisations au cours de la rencontre de 5 jours qui s'achèvera vendredi.
Manassas Nieto avait auparavant déclaré à l'AFP que "la situation sanitaire de l'Angola empirait alors que les affrontement entre Luanda et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA - rébellion) se poursuivaient".
Dans certaines régions plus de dix personnes meurent quotidiennement de faim et près de deux millions de personnes ont fui les zones rurales en guerre pour rejoindre les villes.
"Notre problème en Angola est un problème social, un problème politique".
"La guerre provoque le déplacement des populations, entraîne une pénurie de nourriture et de logements, tout cela est très mauvais pour la santé publique".
Certaines régions de l'Angola, qui ne sont plus accesssibles à cause des combats, doivent faire face à un énorme manque de soins et d'équipements.
Les principaux problèmes sanitaires en Angola sont le paludisme, les affections pulmonaires et intestinales.
Quant au Sida les statistiques font état de 12 millions de personnes ... contaminées, selon le ministre, qui a reconnu qu'il ne disposait pas de statistiques propres.
L'agence des Nations unies en charge du Sida (UNAIDS) estime à 2,12 % le nombre des Angolais adultes infectés par le virus HIV et l'ONU chiffre à quelque 1,7 million le nombre des personnes déplacées provoquées par la guerre.
L'UNITA a affirmé lundi qu'elle contrôlait 70% du territoire de l'Angola, plongée dans une escalade de la guerre civile depuis novembre 1998 avec l'échec des accords de paix de Lusaka qui tentaient de mettre fin aux combats commencés dès l'indépendance en 1975.
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