GENEVE, 6 août (AFP) - Cent millions d'habitants de la Communauté des Etats indépendants (CEI, ex-URSS) et d'Europe orientale vivent dans une très grande pauvreté, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement, rendu public vendredi à Genève.
La transition vers une économie de marché dans ces divers pays a été "trop rapide", souligne le rapport "Transition 99" qui cite plusieurs exemples de cette crise de "grande ampleur, marquée par une augmentation de la pauvreté, du chômage et de la criminalité".
Le nombre de personnes vivant avec 4 dollars par jour est passé de 4% à 32% entre 1988 et 1994 dans l'ensemble de la région.
60% des enfants polonais souffrent de malnutrition.
Le nombre de femmes russes anémiques à la fin de leur grossesse a presque triplé entre 1989 et 1994. La criminalité liée à la drogue a quadruplé en Russie entre 1991 et 1996, selon le PNUD.
En Arménie, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 24.000% entre 1991 et 1996, entraînant malnutrition et anémie. Une journée d'hôpital équivaut à 40% du salaire mensuel moyen.
Au Kirghizistan, la toxicomanie a augmenté de 300% au cours des cinq dernières années.
Dans toute la région, note encore le rapport, l'espérance de vie a baissé. Des maladies comme la tuberculose, "font un retour meurtrier" et les cas de contamination par le virus HIV du SIDA ont été multipliés par six entre 1990 et 1994.
En moyenne, le PNB des pays de la région a baissé de 12% depuis 1990. Le marché noir constitue 25% du PNB de la Russie et 40% de celui de la Yougoslavie, de l'Arménie ou de la Macédoine.
Toutefois, certains pays, comme la République tchèque, la Hongrie et les Etats baltes ont accompli des progrès considérables vers une économie de marché dynamique, souligne le texte.
990806
AF990811_FR
© Agence France-Presse 1999. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/