
PARIS, 6 mars 2007 (AFP) - Les résultats préliminaires d'une étude menée en Ouganda incitent à la prudence dans l'adoption systématique de la circoncision pour réduire les risques de transmission du sida, la période de cicatrisation post-chirurgicale restant porteuse de risques, ont indiqué mardi les chercheurs.
Selon deux études au Kenya et en Ouganda, publiées fin février dans la revue médicale britannique The Lancet, la circoncision divise au moins par deux les risques d'infection par le sida (VIH). Les conclusions présentées en 2005 d'une étude similaire menée par l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS, France) en Afrique du Sud se voyaient ainsi confirmées.
La nouvelle étude incluant le suivi de 997 hommes infectés par le VIH a donc cherché à déterminer si les hommes séropositifs et circoncis transmettaient moins le virus à leurs partenaires femmes.
Les résultats préliminaires, quoique non concluants car pas statistiquement significatifs (nombre de cas trop faible), tendent à suggérer que le taux de transmission du virus à la femme partenaire est plus élevé avec les hommes qui n'ont pas attendu d'être complètement cicatrisés après la circoncision pour reprendre les rapports sexuels.
La cicatrisation complète post-chirurgicale prend environ quatre semaines. Mais dans les six mois après l'intervention, des hommes incomplètement cicatrisés ont transmis le virus.
Des observations précédentes suggéraient que les hommes séropositifs circoncis transmettaient moins fréquemment le virus à leurs partenaires féminines, mais il s'agissait le plus souvent d'hommes qui avaient été circoncis avant l'entrée dans la vie sexuelle active, notent les auteurs.
Abstinence après l'intervention et usage des préservatifs durant une période qui pourrait aller jusqu'à un an après, pourraient faire partie des conseils aux personnes concernées, sans oublier que la circoncision au final ne protège pas à 100% d'une contamination.
L'un des responsables de l'étude, le Dr Maria Wawer (Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis) préconise donc la prudence dans le cadre de tout programme de circoncision, afin de protéger les femmes.
"Les femmes forment la majorité des personnes vivant avec le virus du sida en Afrique, et ces résultats montrent qu'elles ont besoin d'être informées sur les risques et les bénéfices de la circoncision masculine", déclare-t-elle dans un communiqué de presse.
Ces données ont été publiées pour contribuer à la réunion d'experts qui se tient du 6 au 8 mars à Montreux (Suisse) sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Onusida (Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida) pour décider si la circoncision doit ou non être recommandée et si oui, dans quelles conditions.
070306
AF070307_FR
© Agence France-Presse 2007. Tous droits de reproduction et de représentations réservés. Toutes les informations, textes, photos, graphiques reproduites sur ce site ainsi que le logo de l'AFP sont protégés par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'Agence France-Presse. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. http://www.afp.com/
AEGiS is a 501(c)3, not-for-profit, tax-exempt, educational corporation. AEGiS is made possible through unrestricted grants from Boehringer Ingelheim, Bridgestone/Firestone Charitable Trust, Bristol-Myers Squibb Company, Elton John AIDS Foundation, John M. Lloyd Foundation, the National Library of Medicine, Roche and Trimeris, and donations from users like you. Always watch for outdated information. This article first appeared in 2007. This material is designed to support, not replace, the relationship that exists between you and your doctor.
AEGiS presents published material, reprinted with permission and neither endorses nor opposes any material. All information contained on this website, including information relating to health conditions, products, and treatments, is for informational purposes only. It is not meant to be a substitute for the advice provided by your own physician or other medical professionals. Always discuss treatment options with a doctor who specializes in treating HIV.
Copyright ©1980, 2007. AEGiS. All materials appearing on AEGiS are protected by copyright as a collective work or compilation under U.S. copyright and other laws and are the property of AEGiS, or the party credited as the provider of the content.