WASHINGTON - Une mutation très rare du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) lui permet de résister à plusieurs médicaments, vient de découvrir une équipe de chercheurs du Centre de Recherche sur le Sida à Stanford (Californie).
Cette altération, qui ajoute deux substances organiques, des aminoacides, à une enzyme importante pour le développement du virus, la transcriptase inverse, empêche l'action de quatre des cinq anti-nucléosidiques utilisés dans les trithérapies, l'AZT (zidovudine), le ddI (didanosine), le ddC (zalcitabine) et le 3TC (lamivudine), indique les chercheurs dans leur étude publiée dans la dernière livraison du Journal of Clinical Investigation.
Les patients atteints de cette nouvelle forme de virus devraient changer leur thérapie, souligne le principal auteur de l'article, le Pr Thomas Merigan. Cette mutation est relativement rare, n'ayant été détectée que sur 1 % des patients examinés (10 personnes sur 1.045). Les médecins ont pu suivre l'évolution de la maladie et du traitement avant la détection de cette altération, ce qui leur a permis de conclure qu'elle était apparue pendant une thérapie au ddI ou au ddC, en combinaison avec de l'AZT.
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