WASHINGTON - Le premier test de détection du VIH dans les urines a été autorisé le 1 er juin aux Etats-Unis par l'administration chargée du contrôle de l'alimentation et des médicaments ( FDA), a annoncé le fabricant, Calypte Biomedica.
Ces tests ( Western Blot), selon les essais cliniques, sont aussi efficaces que les tests sanguins, actuellement seul moyen de déceler les anticorps liés au VIH. Le Pr Luc Montagnier, pionnier des recherches sur le sida et membre du comité consultatif de Calypte Biomedica, a souligné qu'ils étaient "très fiables et acceptés sans problème par les patients". Ces tests présentent par ailleurs de nombreux avantages par rapport aux tests sanguins : aucune piqûre n'est nécessaire, aucun risque d'infection de la personne examinée n'est à redouter, le prix est moins élevé et le prélèvement des échantillons ne nécessite ni matériel sophistiqué, ni personnel très formé, un avantage pour les pays en développement, a noté le Pr Montagnier.
Les premiers essais comparatifs entre les tests sanguins et les tests urinaires, effectués sur 515 personnes chez une population à risques faibles, ont montré des résultats identiques. Par ailleurs, a souligné le fondateur de Calypte Biological, le Dr Howard Urnovitz, les cas "indéterminés", nécessitant des examens complémentaires, sont beaucoup moins nombreux avec les tests urinaires qu'avec les tests sanguins.
En 1997, quelque 60 millions de tests du VIH ont été réalisés aux Etats-Unis. Lors d'une récente enquête d'opinion conduite par la société Market Facts, une personne sur deux a déclaré préférer un test urinaire, en très grande partie (80 %) par peur de la seringue. Un rapport publié en décembre dernier par l' OMS notait que, selon les estimations les plus basses, plus de 27 millions de personnes dans le monde ne savent pas qu'elles sont infectées.
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